
Je ne vous ai pas encore assez ennuyé (ouh quelle délicatesse) avec “I against Ghost” ? J’imagine que si, mais tant pis! Maintenant que je l’ai vu, il faut absolument que je vous en parle. A ce point là, oui.
Le bifff l’a classé dans la catégorie “expérimental”, ce à quoi je réponds: “tout à fait d’accord”. Mais, ne pourrait-on pas pousser plus loin la description pour ce film réalisé, produit, écrit et joué par Jo Smets? Hum, un adjectif seul ne me semble pas assez.
Ambiance: nous n’étions pas beaucoup dans la salle. Certains sont sortis durant la projection. Ceux qui sont restés affichaient des mines perplexes, concentrées, ennuyées ou encore effrayées… L’une n’empêchant pas l’autre! Quoiqu’il en soit, ce film donne l’impression de n’avoir laissé personne indifférent.
C’était superbe! Une esthétique léchée, comme une œuvre d’art. Des images fixes, hantées par une présence. Un fantôme qui partage avec nous ses questions existentielles d’une voix d’ outre-tombe. Cette voix! J’en ai encore des frissons qui me parcourent l’échine… Une musique parfaitement choisie, mêlant électro et classique, martelant certaines scènes jusqu’à l’obsession.
En sortant, je ne savais quoi penser. J’étais troublée. Certains plans, d’une longueur interminable, m’avaient ennuyé. Mais il restait cette sensation indéfinissable. Comme si ce film avait communiqué avec une partie de moi que je ne connais pas.
A découvrir… Et “expérimental”, oui.