Romero toujours Romero…

Aller au bifff, c’est comme rentrer chez soi. L’atmosphère, les personnes, les expos, la salle (toute plate, si on est trop loin, pas de sous-titres), les commentaires, les cris, etc. Chaque année, on replonge dans cette ambiance comme si on l’avait quitté la veille et on se demande « mais pourquoi seulement deux semaines par an? ».

Bref, ça y est, j’ai été au bifff voir « Diary of the dead »!!! Belle file d’attente (parsemée de zombies: rappelez-vous le zombieday), fans de Romero et de cadavre ambulant. L’excitation monte. Ouverture des portes, un ami se jette sur 5 sièges à la fois pour nous assurer une parfaite vision de l’oeuvre du maître. Il n’est pas le seul! Partout, dans la salle, les visiteurs s’engouffrent, courent, lancent ce qui leur assurera une position optimale, en face de l’écran.

Le présentateur arrive. Cris. Il faut l’empêcher de parler! Mais il nous annonce une venue… Qui?Qui?Qui? Le festival accueille chaque année son lot de stars, généralement connues des amateurs de genre seulement. Un type. Jurgen Prochnow. Moment de doute… Qui? Quelques extraits de film nous rafraichissent la mémoire. Mais oui, l’acteur! Ahah! Sacré Jurgen!

Les lumières s’affadissent et le film débute. Re-cris, applaudissements, grognements accompagnent le générique.

« Diary of the dead » n’a pas déçu. Un bon Romero, un vrai, avec son humour et sa bonne morale bien grasse/choc à la fin. Il réconciliera ceux qui ont été déçu par « Land of the Dead », sans aucun doute. Le film « caméra sur épaule », qui revient à la mode ces derniers temps, est utilisé de manière intelligente. L’image n’est pas sans arrêt saccadée, mal positionnée pour faire « comme si c’était vrai ». Au contraire, cet aspect est bien dosé pour laisser place à un jeu entre caméras/spectateurs prépondérant.

A la sortie du film, l’amertume de la bière nous ramène peu à peu à réalité… Mais sans oublier de nous laisser un arrière goût angoissant, fébrile. Que demander de plus? Romero a, encore une fois, réussi à nous divertir, nous étonner, nous faire tressaillir avec son thème de prédilection. Il est fort…

Comme je n’arrive pas à charger des images, voici une interview:

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2 Réponses to “Romero toujours Romero…”

  1. xanderross Says:

    J’avais eu la chance de le voir à Gerardmer, et perso, je me suis fais chier comme c’est pas permis, pourtant accueil de rock star à son arrivée, applaudissement et tout, et finalement, je suis sorti dans le même état que lors de la projection de la menace fantôme, complètement blasé…

    J’en ais écrit un article sur mon blog…

  2. proserpine Says:

    Hum… Je pense que Romero, on aime… ou pas! Une fois que tu accroches, ça te colle à la peau.
    Puis, en référence à l’accueil dont tu parles, c’est parce que c’est un maitre du genre, un pionnier. Quand Argento est venu au bifff l’année dernière, il a été acclamé par la foule… Pourtant, vous avez vu son dernier film? (N’empêche, on a bien ri!)
    Je vais aller voir ton article!

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